Le respect du cadre de vie avant tout !

Pas question d'exploiter un gisement de gypse n'importe comment !

Avant d'être autorisés par la Préfecture à le faire, les industriels réalisent une étude de l'impact que l'exploitation pourrait avoir sur la vie économique et sociale des communes avoisinantes ainsi que sur la nature. Ils expliquent notamment comment le site sera réhabilité une fois son exploitation terminée.
En effet ils doivent rendre le site dans l'état dans lequel ils l'ont trouvé avant son exploitation ou proposer de l'améliorer (aspect, utilisation …) tout en restant cohérent avec l'environnement géographique, démographique, économique.
Piloté par les industriels assistés de sociétés de conseil en ingénierie écologique, ce projet est mené avec l'administration, les communes, les associations de protection de l'environnement...

L'objet même du dossier c'est le devenir. Et le devenir, c'est comment seront réaménagés les espaces ? Est-ce qu'ils seront aménagés en fonction de ce qui existait, est-ce qu'ils seront aménagés de façon meilleure, mieux organisés, mieux préparés au futur ? Et là, il faut beaucoup de concertation, des études d'impact sont utilisées qui montrent bien, qu'à un instant T, quelle faune et quelle flore existent sur le site”.






Francis Delabarre
Maire de Saint-Soupplets (77)
30 années d'exploitation du gypse

Des techniques adaptées à la configuration du gisement

30 ans

C'est en moyenne la durée de vie d'une carrière. Aujourd'hui, deux méthodes d'exploitation sont pratiquées en fonction de la structure du gisement (nombre de couches de gypse et profondeur d'enfouissement) :

  • Lorsque la première couche est enfouie très profondément, la carrière est exploitée en souterrain sans que les couches inférieures soient extraites, d'où une perte certaine de ressource. (schéma de gauche)
  • En revanche, si la première couche n'est pas trop profonde, on exploite la carrière à ciel ouvert. Cette technique permet d'en extraire tout le gypse. (schéma de droite)
30 ans d'exploitation du gypse
Gypse : 30 ans d'exploitation

L'exploitation souterraine

Son principe ?

Creuser des galeries à l'aide d'explosifs pour extraire le gypse.

  • Seul un tiers de la roche est récupéré, le reste constitue les piliers et les voûtes qui sécurisent les galeries et le sol pendant l'exploitation.
  • Le gypse est acheminé par camion vers l'usine.
  • Quand l'exploitation d'une zone de la carrière est terminée, les galeries sont remblayées par de la terre et des matériaux inertes compactés. Ceux-ci renforcent les piliers de gypse et assurent ainsi la stabilité du terrain en surface.

L'exploitation à ciel ouvert

Son principe ?

Décaper la couche de terre en surface et celles de recouvrement (sable, marne…) afin d'extraire le gypse à l'aide d'explosifs ou de moyens mécaniques.

  • Le gypse est acheminé vers un concasseur qui le réduit en blocs. Ceux-ci sont généralement transportés jusqu'à l'usine par un convoyeur à bande ou parfois par camion.
  • Ensuite les couches rocheuses intermédiaires sont décapées pour atteindre le gypse et l'exploiter selon le même principe.

Mettre à disposition de la collectivité un nouvel espace de vie


Conformément au projet mentionné dans le dossier d'autorisation d'exploitation de la carrière, les industriels se doivent de respecter leurs engagements de réaménagement. Celui-ci vise à remettre le site en cohérence avec le paysage environnant tel qu'il était auparavant et, dans certains cas, améliorer le milieu naturel : création de parcs naturels, de plans d'eau, d'espaces verts ou agricoles...

La remise en état se fait dès qu'un gisement est épuisé :
remblaiement des excavations, préparation des sols, revégétalisation, plantation, création de plan d'eau…
Le reste de la carrière, lui, continue d'être exploité.